Une initative de
Marie de Nazareth

Départ de Jezréel

vendredi 7 septembre 29
Jezréel

Vision de Maria Valtorta

       480.1 « Jean, c’est l’aube. Lève-toi et partons, dit Jésus en secouant l’apôtre pour qu’il se réveille.

       – Maître ! Le soleil est déjà levé ! Comme j’ai dormi ! Et toi ?

       – Moi aussi, à côté de toi, sous nos manteaux.

       – Ah ! Tu étais sûr que les paysans n’allaient pas venir, et tu t’es couché ! Je l’avais bien prévu… »

       Jésus sourit et répond :

       « Ils sont venus quand la position des étoiles de la Grande Ourse indiquait que le chant du coq allait commencer.

       – Oh ! Je n’ai rien entendu ! » Jean est déçu. « Pourquoi ne m’as-tu pas tenu éveillé ?

       – Tu étais si fatigué ! On aurait dit un enfant endormi dans son berceau. Pourquoi te réveiller ?

       – Pour te tenir compagnie !

       – Mais tu le faisais dans ton sommeil tranquille. Tu t’es endormi en parlant des anges, des étoiles, des âmes, de la lumière… et tu as certainement continué à voir dans tes rêves des anges, des étoiles, et ton Jésus… Pourquoi te ramener aux horreurs du monde quand tu en étais si loin ?

       – Et si… si, au lieu des paysans il était monté ici des malfaiteurs ?

       – Je t’aurais appelé, alors. Mais qui pouvait bien venir ?

       – Mais… Je ne sais pas… Yokhanan, par exemple… Il te déteste…

       – Je le sais. Mais seuls sont venus ses serviteurs. Personne n’a trahi… car tu as pensé aussi cela : que quelqu’un aurait pu parler pour me nuire et leur nuire. Mais personne n’a trahi, et j’ai bien fait de les attendre ici. Le nouvel intendant est digne de son maître, et il donne des ordres très sévères. Je ne manque pas à la charité en les qualifiant même d’impitoyable. Un autre mot serait mensonge… Ils sont accourus dès qu’il a fait nuit en priant le Seigneur qu’il les fasse me rencontrer. Dieu récompense toujours la foi, et réconforte ses enfants malheureux. S’ils ne m’avaient pas trouvé, ils seraient restés ici jusqu’au matin, puis ils seraient repartis pour qu’on les trouve à l’aurore dans les champs… 480.2 Et ainsi, je les ai vus et bénis…

       – Et tu es peiné de les avoir vus si accablés.

       – C’est vrai. Je me sens très triste… Pour la raison que tu donnes, mais aussi parce que je n’avais rien à offrir à leurs corps épuisés, et à la pensée que je ne les verrai plus…

       – Tu leur en as parlé ?

       – Non, pourquoi ajouter une douleur là où déjà tout est douleur ?

       – Je les aurais salués volontiers, moi aussi, pour la dernière fois.

       – Pour toi, ce n’est pas la dernière fois. Toi, au contraire, avec tes condisciples, tu t’occuperas beaucoup d’eux, quand je serai parti. Je vous confie tous ceux qui me suivent, et spécialement les plus malheureux, qui trouvent dans la foi leur unique soutien et dans l’espérance du Ciel leur unique joie.

       – Oh! mon Maître! Je vais dire moi aussi, comme ton frère Joseph : va en paix, Maître. Moi, comme je le pourrai, je te continuerai, sois-en certain !

       – J’en suis sûr. 480.3 Allons-y… La route s’anime. Les nuages s’amoncellent dans le ciel et la lumière diminue au lieu de croître. Il va pleuvoir et tout le monde se hâte vers la prochaine halte. Mais les nuages ont été bons avec nous. La nuit était tiède et il n’y a pas eu de pluie pour nous, qui étions au grand air. Le Père veille toujours sur ses enfants bien-aimés.

       – Toi, tu es bien-aimé, Maître. Moi…

       – Tu es bien-aimé, puisque tu m’aimes.

       – Oh ! cela oui, jusqu’à la mort… »

       Et, mêlés à la foule, ils s’éloignent vers le sud…

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